Tuesday, August 9, 2011

Militaria No.30


PLUS de 50 millions de paires de brodequins fabriqu�es pour l'arm�e fran�aise entre ao�t 1914 et novembre 1918. C'est le record absolu de l'Intendance pour ce qui concerne les principaux effets individuels du soldat. C'est aussi un paradoxe �tonnant quant on sait la raret� de ces brodequins pour le collectionneur d'aujourd'hui. Mais il est vrai que tous les brodequins ayant �chapp� au champ de bataille ont �t� us�s jusqu'� la corde par des g�n�rations d'anciens soldats revenus � la vie civile. Dans la premi�re partie de cette �tude, nous avions eu la chance de pouvoir disposer de quelques exemplaires de brodequins d'avant Quatorze � l'�tat neuf. Tel n'est pas le cas aujourd'hui. Ceux que vous allez voir sont d'authentiques � anciens combattants �, sauv�s de justesse d'une consommation compl�te et r�unis gr�ce � l'obligeance de quelques collectionneurs. Voyons maintenant la succession des mod�les r�glementaires au cours de la Grande Guerre. Celle-ci s'ouvre avec, aux pieds de nos soldats, des brodequins mod�le 1893 en majorit�, un reliquat d'anciens mod�les de 1881, et la production nouvelle du mod�le 1912, tous mod�les d�j� d�crits. Les talons des brodequins de tous les mod�les ant�rieurs � la mobilisation, seulement munis de chevilles affleurant le cuir, vont s'av�rer peu durables en temps de guerre. Aussi est-il d�cid� de les renforcer au moyen d'une rang�e de � clous caboches �. D'autre part, on va chercher � am�liorer l'�tanch�it� sur le devant en reliant la languette � chacun des c�t�s de l'empeigne au moyen d'un soufflet en basane. Ces propositions sont adopt�es par DM du 18 avril 1915 et rapidement appliqu�es aux confections nouvelles. Un d�tail pour puristes: initialement, les soufflets sont cousus � la languette par le dessous, ce qui aura pour effet de cr�er une sur�paisseur occasionnant des blessures � l'homme. Pour rem�dier � cet inconv�nient, ces soufflets seront cousus sur le dessus de la languette, par modificatif du 17 ao�t 1915.